2015/05/31

La Sainte Trinité


Dimanche de la Trinité

Année B

 

Évangile selon saint Matthieu  28, 16-20

 

Les onze disciples s'en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. »

 

                                                    ___________

 


La célébration de la Trinité a commencé dans les années 1030 et elle fut proclamée par l’Église comme une fête officielle vers l’an 1334. Après le concile Vatican II, les textes de la liturgie ont été sélectionnés pour nous présenter l’évolution du salut de Dieu.

 

L’Ancien Testament, à travers les civilisations polythéistes, révèle un Dieu unique qui est là-haut comme ici-bas sur la terre et il n’y en a pas d’autre (1). Il n’est pas un Dieu éthéré, éloigné ou isolé dans un espace cosmique, mais un Dieu qui agit et se fait proche des êtres humains. Cherchez le bien afin de vivre, ainsi le Seigneur, Dieu de l’univers sera avec vous (2). Il se présente à travers un peuple et, par la suite, il se manifestera à toutes les nations.

 

Au tombeau, l’ange dit aux femmes : Il est ressuscité des morts, et voici qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez (3).  Les femmes courent pour transmettre le message aux disciples et aux apôtres, et ceux-ci partent donc vers la Galilée, une région qui est le carrefour des païens et des juifs.

 

Ils marchent vers la montagne. Dans le langage de la Bible, la montagne symbolise toujours le lieu de la rencontre de Dieu. Les apôtres font donc une démarche de foi en Dieu et lorsqu’ils voient le Christ ressuscité, ils se prosternent.

 

La prosternation est un geste de tout l’être qui exprime non seulement la vénération de Dieu, mais l’acceptation de l’action de Dieu en nous. C’est un geste physique qui correspond à la foi intérieure de toute la personne.

 

À remarquer que certains ont des doutes. Matthieu ne précise pas les motifs, mais on peut penser qu’accepter le Christ comme le Ressuscité, ce n’était pas évident pour certains apôtres.

 

C’est quand même réconfortant pour nous. On peut se prosterner devant Dieu et avoir des doutes. On peut croire en Dieu de toute notre âme et se poser des questions.

 

Le Christ s’approche des apôtres et il leur confie une mission : baptisez au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. 

 

Après la résurrection, les apôtres et les disciples apprennent par l’Esprit qui est le Père. Jésus leur dit : Lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière… Lui, l’esprit de vérité qui procède du Père...(4).

 

Et depuis cette révélation,  les chrétiens et les chrétiennes continuent la mission d’annoncer le Christ, mort et ressuscité, et celle d’aller par tous les chemins proclamer que Dieu est Amour.

 

Baptisez au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Annoncez qu’il vient et qu’il est présent. Plongez (baptême) les nations dans cette dynamique : Dieu est Un et Trine. Il est un seul Dieu en trois personnes.

 

Vous comprenez cela, vous pouvez l’expliquer ?

Moi, j’en suis incapable… Je me prosterne.

 

Un jour, un missionnaire auprès des Inuits m’a révélé un petit peu de la Trinité. Il m’a dit : la trinité, c’est comme l’eau, la neige et la glace.  C’est toujours H2O en des propriétés différentes. Cette image m’a aidé dans ma prosternation.

 

Vous et moi, laissons l’Esprit s’approcher de nous afin de nous révéler davantage qui est Dieu.

 

Amen.

 

Notes :

 

1-    Deutéronome 4,39 – 1re lecture

2-    Amos 5,14

3-    Matthieu 28,7

4-    Jean 16,13 -15

 

Bon dimanche.

André Sansfaçon, prêtre.                                                                                                  www.homelie.qc.ca

 

 

                                                           Commentaire de l’oisillon

 

Dans cette homélie du dimanche de la Trinité,

il est dit que le lieu de la rencontre avec Dieu

est au bout d'une longue marche vers la montagne.

Dans le parcours de notre vie, si ardu soit-il,

mettons nos pas à la suite des apôtres 

qui ont perçu la lumière de l'Esprit,

le feu de l'amitié du Christ

et le rayonnement de l'amour de Dieu.

Nul besoin de percer le mystère de la Trinité

pour que notre prière, toute personnelle, soit entendue

 

Bécasse d'Amérique.                               Oiseau au long bec, méconnu et discret.   

                                                                                                               Migrateur

 


 

 
 

Tous droits réservés 2014