2014/04/26

Homélie du 4e dimanche de Pâques


 4e dimanche de Pâques.

 Année B

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10, 11-18

 

Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse.
Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »

 

 

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Le Pasteur

 

Le bon berger était celui qui prenait un soin particulier de ses brebis parce qu’il vivait depuis longtemps avec elles et que ces dernières lui appartenaient. Elles le reconnaissaient à sa voix et elles venaient à lui en cas de danger. Le berger salarié n’avait pas la même relation avec les brebis. Il faisait l’emploi d’une manière correcte, mais le lien avec les brebis était différent et cela se comprenait aisément. Cet état de fait était bien connu des gens à qui Jésus s’adressait.

 

C’est dans ce contexte pastoral que Jésus a voulu insister sur le lien qu’il a avec chacun et, par la même occasion, préciser le sens de sa mission. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie et l’aient en abondance (1). 

 

Évidemment, il ne parlait pas de la vie physique, mais bien de la vie éternelle. Celle qu’il a donnée aux êtres humains en s’élevant de terre à la passion et en s’élevant d’entre les morts à la résurrection. À chacun et à chacune de nous, Jésus donne l’assurance de son amour, de sa parole et de son pain. Voyez le grand amour du Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu (2).

 

Les apôtres

 

Ils vivaient intensément en lien avec le Seigneur ressuscité même s’il n’était plus physiquement avec eux. Son Esprit, l’Esprit Saint les accompagnait. Un jour, l’apôtre Pierre a guéri un infirme très connu de la communauté juive et cet événement avait suscité de nouveaux croyants et rassemblé beaucoup de gens à tel point que Pierre et quelques autres apôtres ont été arrêtés et traînés en procès. Ils risquaient la lapidation, car ils proclamaient qu’ils guérissaient au nom du Christ Seigneur. Or, on ne pouvait invoquer d’autre nom que celui de Dieu. L’affirmer était une idolâtrie, car seul Dieu pouvait guérir. Pierre, sans crainte de la mort, affirmait que la guérison s’était effectuée par le pouvoir et le nom du Christ Jésus, mort par vous et ressuscité par Dieu (3).

 

Les apôtres et les disciples qui avaient peur des juifs (4) et qui se cachaient après la mort de Jésus étaient maintenant devenus ceux qui proclamaient en public, sans crainte de personne, que le Christ était mort et ressuscité et qu’il était la pierre d’angle du temple nouveau, celle qui soutenait l’édifice de la nouvelle communauté, l’Église.

 

C’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille sous nos yeux (5).

 

Vous et moi, dans notre prière eucharistique, remercions Dieu d’être ses enfants, n’ayons crainte et proclamons devant toute personne le Seigneur ressuscité.

 

Amen.

 

Notes :

1-        Jean 10,40 – 2e lecture.

2-        1 Jean 3, 1-2.

3-        Actes 4, 8-12 – 1re lecture.

4-        Jean 20,19

5-        Psaume 117 de la messe.

 

Bon dimanche.

André Sansfaçon, prêtre.

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