2e Dimanche de Carême.

Année B.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9, 2-10.

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus.

 

Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

 

En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d'entre les morts ».

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                                                   Vivre proche du Christ

 

Le premier dimanche du carême nous invitait à actualiser notre engagement baptismal. Aujourd’hui, la liturgie nous invite à prendre de plus en plus conscience de la proximité de Dieu. Voir, sentir et toucher au Christ, tout comme l’a fait Thomas. C’est la foi par les sens et non seulement par l’intellect. Ouvrons-nous au mystère de Dieu.

 

Dieu se fait proche d’Abraham.

 

La première lecture nous présente Abraham qui offre son fils à Dieu. Ce texte a été écrit 850 ans avant Jésus-Christ et il raconte une histoire qui s’est passée vers l’an – 1850.

L’auteur veut faire comprendre le message suivant :

- Dieu ne veut pas la mort et encore moins les sacrifices humains pratiqués par les religions païennes ;

- Abraham est un témoin de foi, proche de Dieu dans sa vie de tous les jours ;

- les hommes et les femmes de la lignée d’Abraham qui ont le privilège de lire ce texte sont des êtres bénis de Dieu. Ils sont une descendance aussi nombreuse que les étoiles (1).

 

Dieu s’approche d’Abraham, il lui parle et se manifeste à lui. Inversement,  Abraham s’approche de Dieu par ses actes. Il agit… il fait… il ne refuse pas… il obéit. Il entre en relation avec Dieu, il vit près de Dieu.

 

Dieu s’approche par son Fils.

 

Le récit de l’Évangile nous présente la transfiguration de Jésus. Regardons ce texte dans la perspective de la proximité des personnes.

Dieu s’approche des êtres humains en présentant lui-même son Fils : celui-ci est mon fils bien-aimé.

 

Jésus, transfiguré, est lumière pour les hommes. En lui la synthèse de l’Ancien Testament se concrétise. La présence d’Élie, symbole des prophètes, et de Moïse, symbole de la Loi, exprime cette réalité.

 

Un règne nouveau se bâtit et il est bon pour l’homme d’y avoir accès. Pierre le confirme : Rabbi, il est heureux que nous soyons ici. Pierre exprime, par ces mots, la proximité qu’il a avec le messie, Jésus, et la joie de pouvoir vivre avec lui.

 

Pierre, Jacques et Jean deviennent les privilégiés de cette rencontre du Christ transfiguré, resplendissant d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Ils ont vu, senti et touché à la lumière des lumières. Ils ont vécu la proximité de Dieu.

 

Dieu s’approche de nous.

 

Dieu, à chaque moment de notre existence, nous le redit en présentant son fils : écoutez-le. Oui vraiment, celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le.

 

Le Christ transfiguré s’est fait proche des apôtres et aujourd’hui, il se fait proche de nous. Je suis avec vous tous les jours (2).

 

Approchons-nous de Lui.

 

Pour entendre l’autre, il faut s’approcher.

 

Vous et moi, en nous rendant proches du Christ, nous avons plus de chance de l’entendre, de voir, de sentir et de toucher à sa gloire : la gloire du ressuscité.

 

Amen.

 

 

Notes :    

1-    1re lecture — Genèse 22.

2-    Mathieu 28,20

 

 

Bon dimanche

André Sansfaçon, prêtre

www.homelie.qc.ca

 

                                            Commentaire de l’Oisillon


Pour entendre l'autre, nous rappelle l'homélie, il faut
avoir conscience de sa présence, faire concrètement quelques pas pour l'approcher.
Pourquoi nous plaignons-nous de l'absence de Dieu autour de nous
si nous négligeons cette démarche toute simple, celle d'ouvrir notre coeur à Sa présence ?

 

                                                          Colombe de Formose. 

                                                   Le vert domine le plumage de ce columbidé. 

                                                                         Asie 

 

 

 


 

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